Les 5 axiomes

Le communisme libéral

Le revenu des ménages en France

La fin de la pauvreté

Quelles professions seraient concernées par le plafonnement des revenus ?

 

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Les 5 axiomes

 

Premier axiome : Le revenu individuel tiré d’un travail, d’un service rendu ou d’un investissement productif est forcément net de toutes contributions et non imposable. (p122)

Second axiome : Aucun revenu, aucune taxe, cotisation, prestation ou subvention ne peut être lié ou indexé au mode de vie d’un ou d’un groupe d’individus. (p127)

Troisième axiome : Quels que soient son rôle et sa place dans la société, aucun citoyen, résident du territoire, ne perçoit de revenus inférieurs au seuil de pauvreté ou supérieurs à cinq fois ce seuil. (p135)

Quatrième axiome : À emploi équivalent dans une unité donnée, toute différence de salaire doit être justifiée, soit par un écart de productivité ou de savoir-faire, soit par une prise de responsabilités, en aucun cas pour des raisons d’origine, de sexe, d’âge, d’ancienneté, de connaissances ou de compétences. (p182)

Cinquième axiome : Tout chef, hors du créateur de l'entreprise, doit être choisi par ceux qu’il devra gouverner. (p183)


 

Regard sur les systèmes socio-économiques

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Quand on aborde les systèmes économiques des sociétés humaines quatre mots reviennent sans cesse sur le tamis : le capitalisme, le communisme, le libéralisme et le socialisme. Certes, la somme amphigourique des articles et des commentaires a agi comme un mixeur sur ces concepts, au point de nous en faire perdre toute sapidité, mais leur compréhension reste en réalité très tangible : le capitalisme et le communisme décrivent des modes de répartition de la richesse produite, le libéralisme et le socialisme se réfèrent aux modes de production de cette richesse. Le capitalisme et le libéralisme privilégient l’individu, le communisme et le socialisme mettent en avant la communauté, le groupe.

Il en résulte logiquement quatre combinaisons possibles, quatre systèmes politico-économiques : le capitalisme libéral qui regroupe aujourd’hui les formes économiques dominantes ; le capitalisme social que caractérisait il y a quelque temps l’économique soviétique ; le communisme libéral esquissé par Condorcet, Saint-Simon, Malthus, Say, J.S. Mill et les socialistes ricardiens… qui n’a jamais été réalisé à ma connaissance mais qui a commencé peut-être à poindre à Cuba ou en Chine à certains moments ; et le communisme social des Fourier, Owen, Rodbertus, Lafargue, Neurath, Lange, Kalecki… qui représente encore une utopie pour l’humanité mais qui en constitue probablement l'objectif socio-économique ultime.

L’histoire politico-économique de l’ère moderne décrit le cheminement qui relie ces formes entre elles, depuis le capitalisme de liberté et de « droits naturels » de Locke et de Hobbes, passant par diverses socialisations, jusqu’aux univers coopératifs sophistiqués prédits par l’économie sociale et solidaire. Ces quatre conceptions jalonnent ainsi la civilisation de l’individu, débutant à la fin du Moyen-âge après des millénaires d’une pensée corporative et communautaire, et qui, probablement, s’éteindra dans quelques siècles pour laisser la place à une civilisation plus spirituelle dans laquelle l’économie se stabilisera hors de toute préoccupation humaine. Évidemment, le partage du Monde n’est pas si tranché et chacun des quatre types peut se décliner en de multiples tendances. Bruno Amable dénombre par exemple cinq capitalismes en fonction du degré de dérégulation des marchés et du caractère social des institutions. Les pays anglo-saxons sont alors jugés plus libéraux, les modèles européens et asiatiques plus sociaux. Je rangerais également volontiers les économies nazie et soviétique en limite de cette catégorie du capitalisme social. Au final, toute théorie économique passée ou actuelle se meut dans cet espace défini par les deux axes de la répartition et de la production, en fonction du degré d’inégalité pour la première et du degré de liberté pour la seconde.

La politique n’est dès lors que l’art des asymptotes. Selon que nous voulons favoriser telle ou telle orientation, entre l’idéal qui nous inspire et l’éthique qui nous guide, nous modifierons la répartition des richesses d’une façon plus ou moins équitable et réglerons la production selon des codes, des règles et des normes plus ou moins strictes.

L'abolition de la richesse financière individuelle se situe dans cette perspective d'évolution des sociétés humaines vers plus de solidarité et davantage de liberté individuelle. Ce n'est pas encore le communisme libéral imaginé par certains penseurs mais la démarche emprunte la voie qu'ils ont tracée.

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Quelles seraient les conséquences en France
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